Robotisation et augmentation de production : anticiper les mutations

Publié le 17/06/2015 | Nos Actions - Nouveautés

Le 11 juin 2015, Avenir Conseil Elevage organisait un Forum à Havernas (80) en partenariat avec le CER, Gènes Diffusion, l’UPRA Prim’Holstein, la Chambre d’Agriculture, GEA, le GDS et la MSA. Le fil conducteur de la journée concernait les adaptations nécessaires à la conduite des exploitations d’élevage qui font le choix de se regrouper ou celui de la robotisation.

250 personnes se sont réunies au Gaec des Boisseaux, l’élevage choisi pour illustrer de manière concrète le bouleversement que traverse l’élevage laitier actuellement. En 10 ans, l’exploitation a connu d’importants changements : les deux installations successives de Jérôme et Emmanuel Patoux puis l’association plus récente avec Hervé Prévot en Arrêt Ballman. Ainsi, la production laitière est passée de 200 000 litres en 2004 à plus d’un million de litres aujourd’hui. Pour faire face à cette augmentation, les éleveurs ont dû repenser leur métier en agrandissant le bâtiment des vaches laitières et en passant à la traite robotisée. Convaincus que le système n’est pas abouti, ils ont encore beaucoup de projets pour améliorer les performances de l’élevage.

Des résultats technico économiques plus que satisfaisants

La mise en service du robot en 2014 a entraîné une légère baisse du TB tout en augmentant le lait produit par vache de 3 kg. « Ici la ration des vaches est restée simple », commente Dominique Manneville, conseiller Avenir Conseil Elevage. « Les vaches vont encore en pâture et pas seulement pour une promenade, c’était une volonté des éleveurs lors de la réflexion sur le robot de traite ». L’énumération des chiffres technico-économiques révèle combien la maitrise des coûts est suivie. Avec 121 € par 1 000 litres de coût alimentaire, l’élevage se distingue de la moyenne du groupe Robot ACE (129 €/1 000 L). Frédéric Callens, conseiller de gestion du CER confirme ces bons résultats en détaillant les résultats de l’atelier lait, « la Marge Brute moyenne sur 3 ans (2011-2012-2013) s’établit à 205 €/1 000 L contre 193 pour l’ensemble du groupe CER Somme et cela malgré un « total produit » inférieur. La compression des charges, et notamment celles liées à l’alimentation permet au Gaec des Boisseaux d’atteindre et même de dépasser les 200 €, niveau que tout éleveur doit aller chercher. »

Un bras pour 3 stalles

Franck Petit, conseiller Robot d’Avenir Conseil Elevage a ensuite présenté le fonctionnement du robot GEA installé au Gaec des Boisseaux. « Il existe plusieurs écoles en matière de circulation des animaux au robot, ici l’accès se fait par une porte de tri, ce qui permet de ne pas engorger l’aire d’attente ; à la sortie une autre porte envoie les animaux, soit à l’auge soit à l’isolement. » La découverte du robot se poursuit en compagnie de Cyrille Lichtenberger, de DLS Elevage. Les participants observent alors l’unique bras qui branche à tour de rôle les vaches dans chacun des 3 box, « Il est possible de faire évoluer l’installation, les éleveurs ont prévu un emplacement pour ajouter un box, sachant qu’un bras peut suffire pour 5 box maximum », précise le commercial.

Et l’alimentation robotisée ?

La tendance « robotisation » ne se cantonne plus seulement à la traite, désormais les constructeurs se penchent sur l’un des postes les plus contraignant après la traite : l’alimentation. Julien Lamy, conseiller spécialisé en Alimentation d’ACE, a profité de la visite pour établir un bilan exhaustif des avantages et contraintes des solutions existantes sur le marché. L’un des avantages réside dans la valorisation des aliments, « En multipliant les distributions sur 24 heures, les animaux ont toujours une ration fraîche à leur disposition ce qui permet de limiter les refus. » En contrepartie, le coût demeure un frein notamment lorsqu’il s’agit d’installer le robot dans un bâtiment et un système existant.  

Zoom sur

Un service Boiteries qui s’adapte à vos besoins

A partir de juin 2015, les éleveurs peuvent faire appel à Avenir Conseil Elevage pour réaliser un diagnostic boiteries de leur troupeau pour ensuite adapter le parage et même bénéficier de conseils et d’analyses sur les pathologies présentes. « Nous intervenons aussi bien pour traiter un problème de manière urgente et ponctuelle que pour un suivi plus ou moins régulier pour faire du préventif plutôt que du curatif. », a indiqué Vincent Leconte d’Avenir Conseil Elevage.