« Prévenir et guérir les boiteries » : témoignage sur une formation pratico-pratique

Publié le 08/06/2016 | Technique

Installés en GAEC Frère/Sœur à Villeneuve sur Fère (02), Thérèse et Philippe Dalle, conduisent un troupeau de 70 laitières en logettes paillées avec aire de raclage à l’arrière, pour un quota de 700 000 litres. Ils ont suivi en novembre la formation « Prévenir et guérir les boiteries » proposée par Avenir Conseil Elevage. Voici leur retour sur cette journée.

Pourquoi s’inscrire à cette formation ?

« L’année dernière, des problèmes de boiteries dans le troupeau nous ont conduits à faire réaliser un diagnostic Boiterie par Avenir Conseil Elevage pour en comprendre l’origine.  Suite à ce constat, tous les animaux ont été parés par un professionnel - alors que jusque-là, la taille des pattes des vaches n’était que ponctuelle – et une cage de contention a été achetée pour pouvoir intervenir directement.
Toutefois, « quand on voit faire, c’est bien, mais quand on fait soit même, c’est autre chose… », indique Philippe Dalle.  Après quelques essais, il a pris conscience du risque de blesser l’animal et s’est inscrit avec sa sœur à la formation dès qu’il en a eu connaissance.

Les points marquants

« Cette journée m’a surtout permis d’acquérir des repères et de savoir ce qu’on peut faire et ce qu’on ne doit surtout pas faire. Mal parer peut en effet se révéler pire que de ne pas intervenir ! », précise Philippe.
« Nous avons également évoqué le matériel nécessaire. J’ai compris que je n’aurai pas choisi le même type de disque à adapter à ma meuleuse si j’avais suivi la formation avant son achat. 
J’ai aussi découvert un petit appareil en plastique qui sert à mesurer la longueur du talon pour évaluer jusqu’où tailler (8,5 cm) et vérifier l’angle de la patte avec le sol à l’issue du parage (45 °).
Enfin, le petit effectif du groupe et les pattes en provenance de l’abattoir m’ont permis de m’entraîner, de voir comment doser le geste et d’oser me lancer. »

Et maintenant ?

« La formation est très intéressante et adaptée à notre besoin d’être capable de réaliser seuls une intervention « de 1er niveau ».  Depuis, Philippe est  déjà intervenu 3 fois. Il est clair que maintenant  nous laisserons moins la situation traîner des problèmes de boiterie! »,  conclut Thérèse Dalle.