Nurserie : les clés de la réflexion

Publié le 02/03/2017 | Technique

  • Les génisses sont un capital précieux pour l’avenir

  • Une solution pour faire face à la mortalité

  • ACE propose des visites, n'hésitez pas à nous demander

Dans une nurserie bien conçue, les veaux sont moins malades, ils ont une meilleure croissance et finalement l’avenir du troupeau est assuré.

19% des génisses meurent avant le premier vêlage d’après les chiffres d’ACE ! Et parmi elles, 85% avant l’âge de 6 mois. Les chiffres de la mortalité révèlent la problématique de renouvellement du troupeau. Dans un contexte d’augmentation de production, le manque de génisses est le facteur limitant de la majorité des élevages.

Analysez les besoins et choisir le type de logement

Avant de revoir totalement le logement des veaux de l’élevage, l’analyse du système permet d’établir les besoins. La répartition des vêlages sur l’année détermine le nombre de places et le nombre de box nécessaires. L’allotement est cohérent si l’écart d’âge intra lot n’excède pas 3 semaines. L’alimentation doit être prise en compte dans l’emplacement de la nurserie (proximité du bloc traite).

Un animal sensible aux variations

Plus que le froid, ce sont les courants d’airs et les variations de températures que le veau craint. Pour un veau de moins de 24h, la zone de confort est comprise entre 0 et 25°C.  Pour préserver une ambiance saine, le renouvellement de l’air doit éliminer l’air vicié tout en limitant les courants d’air.

Il est conseillé d’isoler les surfaces au contact des veaux (murs) ou présentant un fort échange thermique avec l’extérieur. L’isolation du plafond limite les variations de température, dans ce cas les murs devront intégrer des surfaces translucides.

Pour apprendre à se défendre

Dans tous les cas, le logement individuel est recommandé de la naissance à 3 semaines. A cet âge, l’animal a acquis les défenses nécessaires pour passer « le trou immunitaire », période durant laquelle l’immunité colostrale diminue alors que celle du veau est potentiellement insuffisante. Niches ou cases individuelles sont donc des solutions très efficaces pour améliorer la morbidité.

Pensez-y !

Pour limiter les risques de contagions il est nécessaire de prévoir un lieu pour isoler un animal malade (aucun contact physique avec les congénères)

Pour bien choisir, il faut veiller aux dimensions (1,6 m² intérieur), à la présence d’une ventilation haute et à la taille de l’ouverture. La présence d’une trappe à l’arrière facilite le paillage, la surveillance et peut servir à la ventilation. L’emplacement de la niche compte énormément pour l’ambiance. Idéalement, elle est orientée au sud et posée sur un sol bétonné avec une petite pente pour évacuer et récupérer les jus. Il est possible de les disposer dans un bâtiment pour travailler à l’abri des intempéries à condition que l’ambiance y soit saine !

Légèreté et facilité de nettoyage sont des critères importants. Après le passage de chaque veau, la niche ou la case doit être nettoyée et désinfectée. Ce nettoyage minutieux devrait également s’appliquer au logement collectif. Le vide sanitaire est extrêmement important pour la lutte sanitaire.

Rien de tel qu’un bon vide sanitaire !

Encore trop peu pratiqué en élevage laitier, le vide sanitaire est pourtant le moyen le plus efficace pour assainir un bâtiment. Dans les situations où les vêlages sont répartis sur toute l’année, un logement de « secours » devra être prévu en période estivale (igloos, niches…). Pour être efficace, voici quelques règles à respecter :
• Une fois par an
• Curage du bâtiment dès la sortie des animaux 
• Nettoyage à haute pression dans les moindres recoins
• Désinfection du bâtiment avec un produit à large spectre et une bonne rémanence
• Bâtiment inoccupé pendant 3 semaines min, (plus c’est long, plus c’est efficace)

De multiples solutions aux objectifs communs

Bâtiment neuf ou rénovation, igloos couverts ou non… le logement collectif peut prendre diverses formes. Aucun n’est meilleur que l’autre : à chaque situation particulière sa solution. L’important est qu’il soit adapté aux besoins des veaux et de l’éleveur. Concrètement, le logement collectif doit être correctement dimensionné tant en surface qu’en places à l’auge, correctement ventilé, pratique à nettoyer et adapté au choix de l’alimentation.

Un espace vital minimum pour le confort

Une surface suffisante par animal est indispensable pour maîtriser la pression microbienne. Cette surface est à mettre en relation avec la place au cornadis, il faut compter 0,5 m par veau. C’est donc la surface ou la largeur du box qui donnera sa capacité de logement !

Ventiler sans stresser

La ventilation vise à extraire l’air vicié (ammoniac, microparticules, agents pathogènes…). La ventilation naturelle fonctionne grâce à des ouvertures donnant directement sur l’extérieur (bardage brise vent, faîtière…). Ce principe simple et économique ne permet pas toujours de gérer les variations brutales de température.

L’étanchéification des tours de portes, ou mieux, un sas d’entrée et des barrières de séparation pleines entre les parcs limitent les courants d’air néfastes. Enfin, déflecteurs et autres faux plafonds (poreux) au-dessus du logement sont efficaces pour en réduire l’impact des entrées d’air. 

La ventilation dynamique peut être une alternative intéressante lorsque :

• le volume du bâtiment destiné à la nurserie est trop important
• la ventilation doit se faire dans des bâtiments accolés ou enclavés
• le projet consiste à aménager un bâtiment existant 
• la ventilation naturelle est défaillante

La ventilation dynamique maintient une température la plus constante possible au sein du bâtiment tout en limitant les ouvertures et en adaptant le débit d’extraction en fonction de la température extérieure et intérieure du bâtiment.

Taxi, Bar, Dal, des solutions pour la distribution du lait 

L’alimentation des veaux est souvent peu mécanisée. Le port des seaux, des bidons, des sacs de poudre, la posture souvent penchée rendent cette tâche pénible.

Le DAL offre de nombreuses possibilités : allaitement personnalisé, gain de temps et flexibilité dans les heures de travail. Son utilisation nécessite toutefois une excellente hygiène pour limiter les contaminations entre veaux.

Grâce au milk bar fini la buvée au seau ! Cette solution permet au veau d’être dans une position naturelle, limitant ainsi le risque de lait dans les poumons si les tétines sont à la bonne hauteur (60 à 70 cm). Le débit des tétines évolue avec leur usure en cohérence avec la croissance du veau, il faut les renouveler à chaque lot.

Le taxi à lait est un charriot qui selon les modèles prépare, maintient en température et transporte le lait. Cette solution procure une grande régularité dans la préparation de la buvée ; les plus gros modèles peuvent être tractés. Ce matériel est particulièrement adapté aux logements extérieurs ou éloignés (du bloc traite ou du lieu de préparation.

Le service bâtiment est à votre service : 03 27 72 66 66