L’autonomie alimentaire, toujours rentable ?

Publié le 11/07/2017 | Technique

Lors des réunions de restitution des résultats Marge Brute, l'équipe Technico-Economique d'ACE a souhaité présenter quelques exemples concrets de techniques visant à augmenter l'autonomie alimentaire des élevages. Voici un extrait de l’intervention. 

L’autonomie alimentaire d’un élevage est un équilibre entre les besoins et les produits disponibles sur l’exploitation. Il existe donc deux leviers d’ajustement pour y travailler :

1- Le nombre d’UGB est adapté en fonction du stock d’aliments disponibles (exemple : vendre plus rapidement les vaches de réforme),

2- Augmentation de la production d’aliments pour atteindre le niveau des besoins (rendement, intercultures, assolement…).

Le premier levier est à actionner selon la conjoncture et sa situation. Pour ce qui est du second, la qualité des fourrages récoltés est souvent un levier efficace pour améliorer l’autonomie alimentaire. Par exemple, en réalisant une première coupe d’herbe plus tôt en saison (ensilage, enrubannage) plutôt qu’un foin plus tardif, le bilan économique peut paraître mitigé (frais de récolte supplémentaires), mais la qualité du fourrage permet d’économiser des concentrés par la suite, et de faire une seconde coupe. Selon le budget partiel présenté, le gain pourrait être de 477 € par hectare grâce à la réduction des quantités distribuées de soja et d’orge. 
Sur le même principe de budget partiel, l’implantation de cultures intermédiaires est une amélioration rentable de l’autonomie alimentaire. Elle peut toutefois présenter un risque si les conditions de récolte sont mauvaises.

Pour aller plus loin : 

Des repères essentiels pour se donner une direction

Témoignage : 50 € de coût alimentaire par rapport à l’an passé

Témoignage : Je ne pensais pas être à ce niveau