« Nous avions des pénalités TB »

Publié le 14/10/2018 | Technique

  • Hélène et Olivier Secq

Plusieurs éleveurs relèvent le défi de produire un lait riche et visent même 47 de TB et 37 de TP. Pour y parvenir chacun met en place des actions particulières : stade de récolte du maïs, culture de l’herbe, incorporation de betteraves fourragères, confort, stimulation de l’ingestion, connaissance des fourrages pour ajuster la complémentation, conservation des fourrages…

Hélène et Olivier Secq, éleveurs dans les Flandres, ont réussi un vrai tour de force : passer d’une situation où les taux pénalisaient la production à la laiterie à une situation où ils permettent une belle plus-value sur le prix du lait. Voici leur témoignage.

Avenir Conseil Elevage nous a inviter à participer à un groupe d’éleveurs transfrontaliers et ainsi de voir que c’était possible de produire du lait très riche, ces rencontres nous ont « boosté » et nous motivent à mettre des actions en places en faveur des taux et de l’autonomie alimentaire.

La base c’est la « Bouf » !

Quand nous récoltons les fourrages nous avons vraiment l’objectif d’avoir la meilleure qualité possible.
Nous pensons à la matière sèche, nous visons 35% de MS pour le maïs et plus 40% pour l’herbe. Avec les conseillers Avenir Conseil Elevage, nous avons réappris à cultiver l’herbe pour avoir de la cellulose digestible, de la MAT. Nous visons 18% de MAT ! Pour y arriver nous avons besoin de repères et d’outils de pilotage.

Nous attendons que le maïs soit mûr avec un grain à 65 % de MS pour obtenir de l’amidon « lent ». Cela implique une récolte plus tardive avec des impacts possibles sur la culture suivante…

Il faut aussi savoir conserver toute la valeur alimentaire des fourrages jusqu’à l’auge !

Nous sommes très exigeant sur le tassage et la confection des silos. Nous n’utilisons jamais de vieilles bâches, la qualité des films est très importante. Le résultat est là, nous ne montons jamais sur les silos pour enlever du mauvais, juste pour débâcher. C’est aussi un gain de temps de ne pas avoir à trier.

Ensuite nous veillons énormément au bon confort des vaches, elles nous le rendent en performances !

Les logettes sont toujours propres et paillées. Nous avons le repère suivant : « si tu n’es pas prêt à te coucher dans la logette, c’est qu’elle n’est pas assez propre et paillée ». C’est comme cela que nous n’avons que très rarement une tarsite voire plus aucune. Tout n’est pas parfait, mais nous y travaillons. Cet été, avec les fortes chaleurs, les performances ont été pénalisées. Pour l’an prochain, faut-il moins de translucides, investir dans des brasseurs d’air ?

Les vaches adorent la régularité !

Un autre point a plus d’importance qu’il n’y parait. Nous nous sommes aperçus que lorsque quelqu’un nous remplace ; forcément tout n’est pas fait exactement comme d’habitude, cela entraine une légère baisse du lait et des taux. Nous sommes donc pointilleux sur les horaires de traite, des repas et sur les quantités distribuées. Sur ce dernier point, nous recherchons la précision. Nous ajustons de la ration en fonction des refus, du rapport TB/TP, du taux d’urée, de la consistance des bouses, etc…

Nous avons encore beaucoup d’interrogations pour progresser : les variétés d’herbe à privilégier, élaborer des outils pour mieux appréhender les stades de récolte, l’intérêt d’une mélangeuse, etc… Les conseillers d’Avenir Conseil Elevage nous accompagnent sur tous ces sujets


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