10 390 kg : 10 mois à 43,3-34,2 et un pic à 45,4-35,8

Publié le 17/10/2018 | Technique

Plusieurs éleveurs relèvent le défi de produire un lait riche et visent même 47 de TB et 37 de TP. Pour y parvenir chacun met en place des actions particulières : stade de récolte du maïs, culture de l’herbe, incorporation de betteraves fourragères, confort, stimulation de l’ingestion, connaissance des fourrages pour ajuster la complémentation, conservation des fourrages…

José Théllier nous livre ici son témoignage.

Ma première motivation c’est la rentabilité, en améliorant la richesse du lait le prix de lait augmente, j’ai touché jusqu’à 50 € par tonne de lait de bonus taux cet hiver !

Les conseillers Avenir Conseil Elevage des Flandres ont mis en place un petit challenge très sympa ! Le responsable d’équipe paye un restaurent à l’éleveur et son conseiller qui franchit la barre des 47-37 de TB-TP (NDLR. en maîtrisant les charges !), ce n’est pas le premier objectif mais il faut avouer que c’est un but supplémentaire 😊.

Qu’avez-vous mis en place en faveur des taux ?

Je valorise mes surfaces d’herbe en distribuant jusqu’à 5 kg de MS d’herbe conservée dans la ration presque toute l’année. J’ai beaucoup appris sur la culture de l’herbe en lisant, en allant aux réunions. Je fais un tour des parcelles d’herbe au printemps avec ma conseillère Avenir Conseil Elevage pour m’assurer de récolter au bon stade, bien avant l’épiaison.

Je veille à la teneur en MS des fourrages, pour les enrubannages je vise 50 % de MS. Pour les ensilages de maïs je vise de 32 à 35 % de MS et m’interroge si il ne faut pas viser un peu plus sec encore.

J’apporte une attention particulière à l’énergie. L’hiver dernier j’ai apporté des pomme de terre. En ce moment (NDLR. octobre 2018) il manque un peu de TP, avec Justine Baselis, ma conseillère Avenir Conseil Elevage, nous avons convenu de mettre un peu de blé dans la ration.

L’été je ne sors plus les fraîches vêlées au pâturage, elles sont à l’auge 24h/24. Cela leur permet, notamment les primipares, de prendre possession des lieux et d’avoir un maximum de confort en étant peu nombreuses à l’intérieur le jour.

J’ai amélioré l'ingestion d'enrubannage en investissant dans une mélangeuse. Auparavant, l’enrubannage était sur un cornadis et, selon les vaches, les quantités ingérées variaient beaucoup. Cet outil a permis une ingestion plus régulière de chaque ingrédient. 

J’ai amélioré le suivi sur l’élevage des génisses. Depuis quelques années, nous faisons un point « pesées – ration – conseil » deux ou trois fois par an avec Avenir Conseil Elevage. Je pense que cela permet aussi d’avoir des primipares qui « démarrent » bien avec de bons taux.

Nous avons aussi travaillé avec Avenir Conseil Elevage sur les préparations au vêlage : ces animaux reçoivent les fourrages des laitières (maïs + enrubannés) à volonté avec 1,5 kg de soja.

Quel est votre plus grand point de vigilance ?

La qualité des fourrages est très importante, l’hiver dernier nous avons eu de très bons taux sans jamais descendre sous les 30 kg de lait avec 133 g de concentrés (NDLR. sans VL production) pour 90 €/1000 L de coût alimentaire !

Depuis le début de campagne, le TP est un peu plus bas, il manque sans doute un peu d’énergie. Je vais faire analyser les fourrages et nous ajusterons la ration si nécessaire.

Si je peux compléter, je suis également vigilant sur les taux des vaches à moins de 100 jours de lactation, et j’ai opté pour la réception des résultats interpro tous les 3 jours pour être encore plus réactif !

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