Richesse du lait : Un travail de tous les jours et un peu de chance mais rien n’est jamais acquis

Publié le 19/10/2018 | Technique

Plusieurs éleveurs relèvent le défi de produire un lait riche et visent même 47 de TB et 37 de TP. Pour y parvenir chacun met en place des actions particulières : stade de récolte du maïs, culture de l’herbe, incorporation de betteraves fourragères, confort, stimulation de l’ingestion, connaissance des fourrages pour ajuster la complémentation, conservation des fourrages…

Grâce à plusieurs ajustements et une grande rigueur quotidienne, le troupeau de Claudie et Fabien Carton a atteint un très bon niveau de performances : plus de 11 000 kg de lait à 43,5 et 33,5 tout en arrêtant de distribuer du VL production soit une économie de près de 30 T de concentrés ou 10 000 € ! Voici leur témoignage.

Nous nous informons beaucoup sur internet, ACE nous accompagne et donne leur avis sur nos essais. Avec ACE nous faisons partis de deux groupes d’échanges (Groupe au féminin pour Claudie et groupe 100*100*100*sans pour Fabien), cela permet d’être ensemble avec des gens motivés !

Selon vous, quels sont les principaux points qui vous permettent d’atteindre de telles performances ?

D’abord, énormément de précision et de régularité dans la ration. Tous les jours, à la même heure, vers 19h, après la traite, je prépare la mélangeuse, à cette heure je ne suis pas dérangé ! Je distribue le soir pour que ça chauffe moins et je repousse deux à trois fois dans la journée. Grâce à la pesée, je distribue tous les jours les bonnes quantités à 30 kg près (3%).

Je veille beaucoup à la propreté et la netteté des silos et des front d’attaque. Avec 6 silos différents (NDLR : soit 180 m linéaires de silo) je peux assurer au mieux les transitions d’un millésime à l’autre et avoir une vitesse d’avancement de plus de 20 cm par jour.
Bien évidemment la composition de la ration est primordiale. Le maïs est ensilé à plus 35% de MS à une longueur de 8 mm. J’étais très hésitant la première année. Depuis je suis convaincu que c’est ce qu’il me faut. J’avais surtout des craintes pour la conservation mais la taille de coupe, le tassage et l’avancement au front d’attaque permettent de pas avoir de perte.

En complément du maïs, j’ensile de l’herbe au stade deux nœuds et à plus de 40% de MS voire 62 % pour la deuxième coupe de cette année. Ce sont des ensilages riches entre (NDLR : 0,88 à 093 UFL, près de 15% de MAT et 22 à 25% de cellulose), mais c’est beaucoup de travail et couteux. Je m’interroge encore sur d’autres alternatives possibles…

Il faut aussi dire que l’apport des pulpes surpressées a contribué à l’évolution des résultats.

Enfin, le bâtiment apporte beaucoup de confort. Avec une aire paillée et un pan ouvert « plein sud » du 20 avril au 1er novembre l’ambiance intérieure est très saine

Et en deux mots, quelles pistes pour demain ?

Nous allons regarder de près l’élevage des génisses et je souhaite essayer le méteil comme alternative au RGI.

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