Richesse du lait : Des fourrages au top pour une alimentation adaptée mais en restant simple.

Publié le 23/10/2018 | Technique

Plusieurs éleveurs relèvent le défi de produire un lait riche et visent même 47 de TB et 37 de TP. Pour y parvenir chacun met en place des actions particulières : stade de récolte du maïs, culture de l’herbe, incorporation de betteraves fourragères, confort, stimulation de l’ingestion, connaissance des fourrages pour ajuster la complémentation, conservation des fourrages…

Avec 10 320 Kg par vache à 42,7 et 33,2 et un pic à 45,5 et 36,8, Isabelle et Manu Vandenbroucke, éleveurs dans les Flandres,  sont proches de l'objectif initial. Voici leur témoignage.

Pour le prix avant tout

L’objectif des taux est devenu prioritaire depuis l’abandon du quota matière grasse. Il n’y a plus de limite au sur la quantité de MG, cela se voit sur la fiche de paie avec un bonus de 20 à 30 € par 1 000 L.

Qu’avez-vous mis en œuvre pour favoriser les taux du lait ?

D’un point de vue génétique, je partais déjà d’une bonne base puisque je n’ai jamais choisi des taureaux négatifs en taux.

Ensuite l’alimentation joue un rôle prépondérant, il faut produire de bons aliments.

Je récolte le maïs au minimum à 32% de MS et je mets tout en œuvre pour avoir une bonne conservation du silo à l’auge.
Je récolter l’herbe essentiellement en enrubannage ce qui me permet de trier les balles et ainsi de réserver les meilleures pour les laitières. Mon but est d’avoir de la top qualité : bonne appétence, très bonne valeur UF - 0,85 minimum -  un taux de MS de 35 à 40% et plutôt des deuxièmes coupes - souvent récoltée avec une meilleure fenêtre météo. Je fais des coupes plus régulières pour avoir une herbe jeune.

J’ai investi dans un troisième silo pour assurer des transitions avec un maïs stabilisé et digestible.

La distribution est simple. J’utilise un godet désileur et une dérouleuse ; il n’y a pas de destruction des fibres avec cette méthode.
Je respecte des horaires fixes pour la distribution des fourrages et je les repousse plusieurs fois par jour.
Pour ce qui concerne les concentrés, encore une fois c’est simple : pas de VL de production depuis plusieurs années et un tourteau de soja-colza 50-50.

Enfin, je veille à la bonne préparation au vêlage pour limiter les risques de maladies métaboliques.

Pour y parvenir je m’appuie sur les services d’Avenir Conseil Elevage. Le conseiller m’accompagne dans le calcul et l’équilibre de la ration. Je décide avec lui de la date de récolte du maïs pour être au bon stade. Et bien sûr, les analyses me permettent de connaitre et de sélectionner les vaches qui produisent le plus de taux.

Quels sont les repères les plus utiles selon vous ?

Le taux d’urée, le rapport TB /TP, le lait par vache, le lait permis par les kg de MS ingérée, le coût de la ration. Avec toutes ces données je cherche à avoir des vaches qui font beaucoup de lait avec de bons taux sans problème de reproduction pour réduire mon IVV.

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