Petits rappels sur les reliquats sortie hiver

Publié le 31/01/2019 | Technique

Une obligation réglementaire pour les exploitations en zone vulnérable, mais aussi un intérêt pour l’optimisation des intrants.

POURQUOI FAIRE UN RELIQUAT ?

« Pour estimer l’azote disponible dans les sols et permettre d’établir un calcul de dose précis ».

Sans analyse, il est impossible d’évaluer précisément la quantité d’azote directement disponible pour la culture à venir. Elle peut varier en fonction du climat, du précédent cultural, des apports des effluents organiques et leur fréquence, de la pratique technique, …

A titre d’exemple, chaque années les synthèses départementales des reliquats affichent des écarts importants au sein d'une même petite région !

« C’est une obligation règlementaire ».

Selon la règlementation régionale Hauts de France le classement en Zone Vulnérable implique la réalisation d’un reliquat minimum pour l’une des 3 principales cultures de l'exploitation. Dans les Zones d’Actions Renforcées ce résultat doit être complété par 2 reliquats supplémentaires pour chacune des 2 cultures principales dans la ZAR.

QUAND ET OÙ ?

Les prélèvements peuvent être réalisés à partir du 15 janvier et jusqu’à la date du premier apport d’azote minéral. Il est préférable  de cibler les parcelles où l’on retrouvera potentiellement le plus d’azote ou ayant une forte variabilité (plutôt cultures de printemps, parcelles recevant des effluents d’élevages,…).

4 à 5 analyses pour l'exploitation suffisent en général à donner un bon aperçu de la situation. Comptez une soixantaine d'euros pour une analyse sur 3 horizons. 

Ces résultats sont ensuite à intégrer dans les calculs de doses d’azote du plan prévisionnel de fertilisation (PPF). Avenir Conseil Elevage peut vous accompagner dans la réalisation du PPF, du cahier d’épandage et du registre phytosanitaire